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Caractérisation des effets délétères du BADGE sur les cellules germinales fœtales femelles chez la souris et l’Homme.

proposé par Marie-Justine GUERQUIN, Laboratoire de Développement des Gonades, UMR 967, CEA, 18 route du Panorama, 92265 Fontenay-aux-Roses

Projet de stage : Les incertitudes autour de la problématique des perturbateurs endocriniens (PE) suscitent de nombreuses questions auprès du grand public et compliquent la prise de décision des décideurs publics et des agences sanitaires. Au cours des dernières décennies plusieurs pathologies liées à la fonction de reproduction ont vu leur incidence augmentée dans l’espèce humaine. Une fenêtre d’exposition particulièrement sensible aux perturbateurs endocriniens se situe au cours de la grossesse et notamment lors du développement des gonades fœtales. Parmi les facteurs environnementaux susceptibles d’exercer un effet délétère, les plastifiants, en particulier le bisphénol A (BPA), ont été incriminés. Le BPA induit des effets délétères dans les gonades mâles et femelles en altérant aussi bien les cellules somatiques que germinales. Dans les cellules germinales, le BPA altère notamment la prophase I de méiose et modifie les marques épigénétiques mises en place pendant la différenciation germinale. Depuis janvier 2015, Le BPA a été interdit dans tous contenants alimentaires et une pression importante sur les industriels est mise pour remplacer le BPA par d’autres molécules. Parmi la famille des bisphénols, le Bisphenol A diglycidyl ether (BADGE) a été proposé comme potentiel substitut. Il présente une structure chimique proche du BPA. Malgré l’utilisation du BADGE dans les résines epoxy dans les conserves ou cannettes, il n’existe pas d’étude qui ait mesuré spécifiquement les effets de ce composé sur les gonades fœtales. Le but du stage sera de caractériser les effets délétères du BADGE sur les cellules germinales fœtales femelles chez la souris et l’Homme avec une attention particulière focalisée sur la prophase I de méiose et les mécanismes de recombinaison homologue.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : Microdissection, culture, tri de cellules par FACS, étalements de chromosomes, RT-Q-PCR, immunohistologie, analyses d’images, étude du stress oxydant, xenogreffes, gestion de souris (gavages, injection), transfection/transduction.

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