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Culture in vitro de l’embryon : analyse des effets épigénétiques à long terme.

proposé par Véronique DURANTHON, Unité BREED domaine de Vilvert 78350 Jouy en Josas

Projet de stage :

L’embryon de mammifères est capable de se développer en culture in vitro jusqu’au stade blastocyste. Cette culture est compatible avec un développement à terme après transfert dans une femelle receveuse. Toutefois, elle peut avoir des conséquences à long terme sur le phénotype (la santé) de l’individu à naître. De telles conséquences sont redoutées par les praticiens de procréation médicalement assistée puisque 2.3% des enfants qui naissent en France sont issus d’embryons cultivés in vitro. Il est probable que ces conséquences soient dues à des perturbations épigénétiques induites par les conditions de culture. En utilisant le lapin comme modèle animal, dont l’embryon présente des caractéristiques proches de celles de l’embryon humain pendant la période de développement concernée par la culture in vitro, nous avons montré que l’évolution du méthylome de l’embryon pendant la culture dépend des milieux de culture utilisés et ne suit pas l’évolution du méthylome d’un embryon développé in vivo (référence 14). Nous avons récemment mis en évidence des conséquences de la culture in vitro des embryons sur le poids du cerveau fœtal et du placenta en période périnatale. Enfin une analyse du méthylome à l’échelle de l’ensemble du génome nous a permis de mettre en évidence des régions différentiellement méthylées induites par la culture in vitro qui sont pour certaines communes au placenta et au cerveau et pour d’autres propres à cahcun de ces tissus. L’objectif du stage sera de confirmer ces différences de méthylation en les étudiant sur un plus grand nombre d’individus et éventuellement sur d’autres tissus, par une approche « région candidate ».

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : Il s’agira d’analyser le niveau de méthylation des cytosines des régions candidates par pyroséquençage. Le stagiaire participera au design des primers nécessaires à l’application de cette technique, il purifiera les ADN, les traitera au bisulfite pour convertir les cytosines non méthylées en uraciles et mènera les expériences de pyroséquençage. Il en analysera les résultats.

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