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Etude de l’origine du syndrome des ovaires polykystiques dans un modèle de rat SOPK.

proposé par Chrystèle Racine, INSERM UMRS 938, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie 27, rue Chaligny, 75571 Paris Cedex 12

Projet de stage :

Une femme sur 10 en âge de procréer souffre du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il s’agit d’un syndrome multifactoriel associant des altérations des fonctions de reproduction et métaboliques. En dépit de sa prévalence élevée, l’étiologie du SOPK est toujours inconnue. Plusieurs études indiquent que les statuts métaboliques et reproductifs maternels peuvent modifier le développement fœtal et pourraient être la cause d’une altération à long terme des fonctions de reproduction féminines. Cependant, les relations entre altérations métaboliques/reproductives maternelles et le développement ovarien sont peu documentées et les mécanismes impliqués mal connus. Alors que ces recherches souffraient jusqu’alors de l’absence d’un modèle animal, notre groupe a récemment identifié un nouveau modèle, les rats Goto-kakisaki (GK), modèle connu de diabète de type 2, comme étant le premier modèle rongeur développant spontanément un SOPK.

Notre objectif est donc d’étudier l’impact du phénotype maternel durant la gestation sur le développement du SOPK dans la descendance femelle de rat Goto-kakisaki (GK). Notre étude sera réalisée à 18 jours post-coitum (jpc) afin d’identifier les altérations de développement pouvant être survenues au cours de la gestation et au moment de la puberté (4 semaines) période charnière dans l’apparition des premiers signes du SOPK. La glycémie et le statut endocrine de la mère seront suivis avant et pendant la gestation. La mise en place du pool de follicules primordiaux constituant la réserve des cellules germinales dans l’ovaire sera analysée par des approches histologiques à 18 jpc. La croissance folliculaire et la mise en place des premiers cycles ovariens seront déterminées à la puberté respectivement par des approches histologique et par des frottis vaginaux. Aux deux âges ainsi que chez les mères, le statut endocrine (stéroïdes, hormone anti-Mullerienne) et le profil métabolique (glycémie, lipidémie, insulinémie…) de ces animaux seront établis respectivement par différents types de dosages et par spectrométrie de masse.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : Autopsie de rats, histoimmunologie, cytométrie en flux, comptages, dosages ELISA, qPCR

Documents joints

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