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Etude de la régulation de la fonction syncytiotrophoblastique par l’adiponectine.

proposé par Régis Coutant, INSERM UMR U. 694, Laboratoire de Biochimie et de Biologie Moléculaire, CHU, 4 rue Larrey, 49033 ANGERS cedex

Projet de stage : La croissance fœtale dépend d’un ajustement fin entre les besoins du fœtus et les réserves énergétiques maternelles. Sur un plan conceptuel, l’unité fœto-placentaire, issue du génome fœtal, pourrait témoigner des besoins du fœtus, et les hormones placentaires, qu’elles soient destinées à la circulation maternelle ou à la circulation fœtale, permettre l’ajustement entre besoins fœtaux et réserves maternelles. Plusieurs hormones influençant la balance énergétique sont produites par le placenta et sont susceptibles d’agir à son niveau, de manière paracrine ou endocrine, pour moduler la fonction et les échanges placentaires. Elles peuvent être impliquées dans les phénomènes de restriction de croissance fœtale et de programmation métabolique ultérieure. L’étude précise de leur action au niveau des cellules syncytiotrophoblastiques (en culture primaire, sur des explants de villosités choriales) n’a cependant souvent pas été effectuée. Nous nous intéresserons ici plus particulièrement à l’effet d’une hormone sur la fonction trophoblastique : l’adiponectine, potentiellement impliquée dans les phénomènes de programmation métabolique. L’adiponectine est une adipocytokine ayant une activité anti-diabétique : elle induit la sensibilité à l’insuline. Cette action passe en partie par l’induction de la biogenèse mitochondriale et par l’induction de l’expression des transporteurs du glucose dans le muscle. Récemment, il a été montré que l’adiponectine est produite par les syncytiotrophoblastes, et que les récepteurs de l’adiponectine sont également présents sur le placenta. Compte tenu de sa capacité à diminuer l’insulinorésistance, un rôle protecteur de l’adiponectine placentaire contre la programmation d’anomalies métaboliques futures est envisageable. Notre hypothèse de travail est que l’adiponectine agit sur le placenta pour stimuler la biogenèse mitochondriale et les transferts du glucose, principal nutriment énergétique du foetus, protégeant ainsi relativement le fœtus de la malnutrition, et empêchant potentiellement la « programmation métabolique » future. Nous souhaitons évaluer l’effet de l’adiponectine sur la fonction trophoblastique, à partir de cultures primaires de syncitiotrophoblastes. Les paramètres étudiés seront les suivants :
- L’expression de GLUT1 et GLUT3, molécules impliquées dans le transfert transplacentaire de glucose, sous l’effet de l’adiponectine (cette hormone augmente l’expression des transporteurs du glucose, notamment GLUT-4 au niveau musculaire).
- L’activité mitochondriale placentaire, représentée par la mesure de la consommation d’oxygène en oxygraphie, l’activité des complexes de la chaîne respiratoire mitochondriale, la quantification du DNA mitochondrial et l’expression de molécules impliquées dans la biogenèse mitochondriale, [NRF-1 et NRF-2 (Nuclear Respiratory Factor), mtFAM (Mitochondrial Transcription Factor A) et PGC-1 (Peroxisome proliferators-activated receptor Gamma Coactivator-1) (des altérations de la fonction mitochondriale ont été associées au diabète de type 2 et à l’insulinorésistance).

Techniques mises en oeuvre par le stagiaire : Culture des lignées trophoblastiques, exploration de la fonction mitochondriale trophoblastique, polarographie, dosage de l’activité des complexes de la chaîne respiratoire, mesure des ARNm des transporteurs du glucose et des transporteurs des acides aminés par RT-PCR.

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