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Etude des effets d’une contamination interne chronique par l’uranium : Approches génique et épigénétique

proposé par Mamaâr SOUIDI , Laboratoire de RadioTOXicologie expérimentale -Service de RadioBiologie et d’Epidémiologie- Direction de la RadioProtection de l’Homme Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire92 Fontenay-aux-Roses

Projet de stage : situation du sujet, objectif du stage, approches expérimentales

La pollution de l’environnement est devenue un sujet préoccupant pour la population depuis ces dernières années. En plus des polluants chimiques, les radionucléides prennent de plus en plus d’importance en tant qu’autre source de pollution potentielle aux yeux de la société. Les accidents nucléaires, la production de déchets et les rejets de l’industrie nucléaire pourraient participer à la contamination de l’environnement par la dispersion de radionucléides. Sur le plan scientifique, les conséquences sanitaires d’une telle exposition sont encore très peu connues. L’IRSN a pour cela mis en place, depuis 2001, le programme de recherche ENVIRHOM-SANTE qui a pour but d’identifier les effets biologiques de type non cancéreux induits in vivo par une contamination interne chronique de faibles doses de radionucléides, comme l’uranium. Certaines études ont ainsi permis de mettre en évidence des perturbations plus ou moins fortes de plusieurs systèmes physiologiques chez le rat, avec des effets de type génique, mais sans conséquences pathologiques. Actuellement, parmi les sujets étudiés au LRTOX, une nouvelle approche vise à étudier les effets de l’uranium sur l’expression des gènes et certains mécanismes épigénétiques. On s’intéressera en particulier à une marque de l’épigénétique, la méthylation de l’ADN au niveau des testicules (cellule reproductrice) et au niveau du foie et du cerveau (cellules somatiques). Pour ce faire, un modèle expérimental de contamination a été utilisé (post-natal) afin d’estimer l’impact d’une telle exposition l’uranium sur une population dite « sensible ». Ce travail, mené à son terme, pourrait avoir des retombées très intéressantes en santé publique. En premier lieu, ce travail débouchera sur de nouvelles connaissances dans le domaine de la radiotoxicologie, plus particulièrement sur des effets des radionucléides in vivo, sur certains métabolismes majeurs.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire :

biologie moléculaire (quantification des ARNm et de l’ADN), technique spécifiques à l’étude de l’épigénétique

Documents joints

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