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Identification et rôle de l’isoforme gamma de la chimiokine CXCL12 dans les tumeurs ovariennes

proposé par Véronique Machelon, INSERM, Clamart (92)

Projet de stage :

Ce travail s’intègre dans un projet (Labex LERMIT) qui a pour but d’évaluer l’impact des différentes isoformes de CXCL12 dans le cancer epithélial des ovaires, une cause majeure de mortalité par cancer gynécologique. Bien que la chimiokine Stromal cell-Derived Factor 1 (SDF-1/CXCL12) produite par les cellules tumorales, joue un rôle clef dans la réponse immunitaire de l’hôte, dans l’angiogenèse tumorale [1,2], et dans le contrôle de la prolifération des cellules tumorales, l’expression de l’isoforme alpha (la forme la plus courante) mesurée en immunohistochimie n’a pas de valeur pronostique en elle-même [3]. Une des hypothèses est que différentes isoformes ou formes tronquées de la chimiokine CXCL12, associées à des effets différents, sont produites dans les tumeurs ovariennes. L’isoforme gamma de CXCL12 a été identifié récemment [4]. Elle est caractérisée par une extension de sa partie C terminale, ce qui lui confère une affinité accrue pour les glycosaminoglycans (GAGs), sans modifier son affinité pour le récepteur CXCR4 (partie N terminale). Ceci peut induire localement une augmentation de la quantité de chimiokine, modifier le recrutement des cellules du système immunitaire impliquées dans la réponse de l’hôte contre la tumeur, et augmenter les effets autocrines comme la prolifération des cellules tumorales. A ce jour, rien n’a été publié concernant l’expression de l’isoforme gamma de CXCL12 dans les tumeurs ovariennes. Dans une étude préliminaire, nous rechercherons par immunohistochimie au moyen d’un anticorps reconnaissant spécifiquement l’isoforme gamma, l’expression de l’isoforme gamma de CXCL12 sur des coupes de tumeurs ovariennes provenant d’une cinquantaine de patientes (Hôpital Antoine Béclère). Nous mesurerons son niveau d’expression par des techniques que nous avons utilisées précédemment pour les chimiokines CXCL12 et CX3CL1, nous établirons le rapport CXCL12 gamma/CXCL12 totale et nous le corrélerons à l’expression du marqueur de prolifération KI-67 et à différents paramètres cliniques utilisés en routine. Dans une étude parallèle sur des lignées de tumeurs ovariennes nous quantifierons les ARNm par PCR en temps réel et la protéine par western blot en fonction de l’expression d’un facteur intracellulaire GILZ (glucocorticoid induced leucine zipper) qui contrôle la prolifération [5] et modifie l’expression transcriptionnelle d’un certain nombre de protéines dont le récepteur CXCR4 dans ces cellules. [1] Zou et al, Nature Medicine, 2001 [2] Krysckek et al, Cancer Research 2005 [3] Machelon et al, BMC Cancer, 2011 [4] Pueda K, Balabanian K et al, PLoSONE, 2008 [5] Redjimi N, et al., Mol Cancer, 2009

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : immunohistochimie. analyse statistique, culture cellulaire, PCR en temps réel, mesure de la prolifération, western blot.

Documents joints

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