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Impact de l’obésité maternelle sur le métabolisme lipidique du placenta humain

proposé par Marie-Noëlle Dieudonné, UMR1198 BREED, UFR des Sciences de la Santé Simone Veil Université de Versailles St Quentin en Yvelines, 78180 Montigny le Bretonneux

Projet de stage : L’obésité, définie par un indice de masse corporelle (IMC) > 30 kg/m2 , constitue un problème majeur de Santé publique dans le monde. En France, l’obésité touche près de 15% des femmes en âge de procréer (ENP, 2016). Il est bien établi que l’obésité maternelle est associée à 1) des complications de la grossesse (fausses couches, diabète gestationnel et pré-éclampsie) et 2) un risque plus élevé pour la descendance de développer une obésité et/ou des maladies cardiovasculaires à l’âge adulte. A l’interface entre la mère et le fœtus, le placenta joue un rôle crucial dans la programmation des effets de l’obésité sur la santé de la descendance avec un effet variable selon le sexe du fœtus. La croissance fœtale dépend principalement de la disponibilité des nutriments maternels mais également du transport des nutriments et du métabolisme énergétique placentaire. Parmi les nutriments les plus importants, les acides gras jouent un rôle essentiel pour le développement cérébral du fœtus. Plusieurs études démontrent que l’obésité maternelle favorise le stockage des acides gras dans le placenta humain ce qui suggère que le placenta adapterait son métabolisme lipidique afin de limiter le flux d’acides gras vers le fœtus. Dans ce projet, nous nous proposons d’étudier, par des approches moléculaires et fonctionnelles, l’impact de l’obésité maternelle sur le métabolisme placentaire et les flux (entre la mère et le fœtus) des lipides Pour cela, nous mesurerons dans des placentas à terme issus de femmes obèses (sans diabète gestationnel) et normo-pondérées : 1) le contenu et le profil des acides gras et des lipides complexes (en collaboration avec l’équipe PEEPS de notre UMR BREED et l’UMR 1280 de l’INRA de Nantes), 2) l’expression de certains gènes cibles du métabolisme des lipides (enzymes, transporteurs, facteurs de transcription), 3) le passage transplacentaire et le métabolisme des lipides par la technique de perfusion placentaire en utilisant des isotopes stables. Les résultats seront analysés selon le sexe des nouveaux nés afin de mettre en évidence un éventuel dimorphisme sexuel. L’ensemble de ce travail devrait permettre de décrire une signature moléculaire spécifique du placenta de femmes obèses et de proposer à terme, des stratégies d’intervention (compléments nutritionnels) à mettre en place au début de la grossesse pour réduire les effets indésirables de l’obésité maternelle sur le fœtus et son devenir à l’âge adulte.

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