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Impact de l’obésité sur le contenu des vésicules extracellulaires présentes dans les fluides utérins au cours de la fenêtre implantatoire chez la femme

proposé par Esther Dos Santos, EA 7404, UFR des Sciences de la Santé Simone Veil Université de Versailles St Quentin en Yvelines, 78180 Montigny le Bretonneux

Projet de stage :

L’obésité qui se définit par un indice de masse corporelle (IMC) > 30 kg/m2 constitue un problème majeur de Santé publique dans le monde. En France, la prévalence estimée de l’obésité est de 15% (Obépi, 2012). L’obésité concerne toutes les catégories d’âge, notamment les femmes en âge de procréer. Différentes données épidémiologiques démontrent clairement que les fonctions de reproduction de la femme sont étroitement liées à son IMC. En effet, les chances de concevoir spontanément un enfant sont diminuées de 5% pour chaque augmentation d’une unité d’IMC et de manière plus générale, les femmes obèses ont trois fois plus de risques de ne pas concevoir naturellement. L’impact de l’IMC sur la fertilité féminine semble, en partie, lié à un trouble de l’implantation embryonnaire. L’implantation embryonnaire est un processus complexe qui implique un dialogue interactif entre un endomètre réceptif et un blastocyste fonctionnel. Cette symbiose nécessite une synchronisation spatio-temporelle préalable entre la différenciation du stroma utérin et celle de l’embryon. La période où cette synchronisation est effective, définit les concepts de fenêtre d’implantation (5 à 8 jours après ovulation) et de réceptivité utérine. Différentes études très récentes ont démontré qu’un endomètre devient réceptif une fois qu’il sécrète, entre autre, des vésicules extracellulaires (exosomes, microvésicules...), communément appelées EVs. En effet, ces structures stables contenant un large spectre de molécules bioactives dont des miRNA, des ARNm, des lipides, des protéines (métalloprotéinases, protéines d’adhésion…) jouent un rôle crucial de plate-forme de signalisation favorable à implantation de l’embryon. D’autre part, il a été montré, chez la femme, que la surcharge pondérale entraîne, d’une part, une modification du contenu des EVs plasmatiques (enrichissement en cholestérol et en Mir27a, par exemple) et, d’autre part, une augmentation du nombre (x 10) de EVs plasmatiques d’origine adipeuse. A ce jour, le profil des EVs dans les sécrétions utérines de femmes obèses est inconnu.

Dans ce contexte, nous souhaitons étudier l’impact de l’obésité sur le contenu des EVs d’origine endométriale au cours de la fenêtre d’implantation. Pour cela, nous nous proposons de déterminer le profil des EVs (quantité, répartition en tailles, contenu en miRNA, contenu en protéines) sécrétées par l’endomètre dans la cavité utérine de femmes obèses et de le comparer à celui des femmes normo-pondérées. Parallèlement, si des différences dans le contenu des EVs endométriaux sont observées entre nos deux populations, nous envisageons de réaliser des tests fonctionnels en testant l’effet d’EVs sur les capacités de différenciation in vitro des cellules stromales endométriales (par exemple, EVs issus d’endomètre de femmes normo-pondérées sur des cultures de cellules endométriales de femmes obèses). L’ensemble de ce travail devrait nous permettre de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans le défaut de réceptivité endométriale chez la femme obèse.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : culture primaire de cellules endométriales humaines, purification d’EVs par chromatographie d’exclusion, RNAseq petits ARN, spectrométrie de masse.

Documents joints

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