print

> Stages de M2 > Liste des stages proposés pour l’année 2017-2018 > « Impact des nanoparticules (NP) seules ou en association avec des (...)

« Impact des nanoparticules (NP) seules ou en association avec des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sur l’intégrité et les fonctions de la barrière placentaire humaine »

proposé par Ioana FERECATU, UMR-S 1139 INSERM/Université Paris Descartes Faculté de Pharmacie de Paris 4 avenue de l’Observatoire, 75006 Paris

Projet de stage : Pendant une journée standard, les Parisiens inhalent environs cents milles particules par litre d’air et lors de pics de pollution une moyenne de trois millions de ces particules par litre d’air ont été enregistrée (source AirParif). La pollution atmosphérique constitue donc aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique car plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement dans des zones urbaines. Par ailleurs, des études épidémiologiques ont établi un lien entre la pollution atmosphérique et les complications survenues pendant la grossesse avec un risque plus élevé de naissances prématurées. Les conséquences néfastes de la pollution environnante sont intimement liées à la composante particulaire qui constitue une source complexe de xénobiotiques. Les polluants tels que les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et les nanoparticules (NP) se retrouvent dans cette pollution atmosphérique et représentent un risque majeur d’exposition pour la femme enceinte, pouvant affecter donc l’évolution de la grossesse. Parmi les HAP, le benzo[a]pyrène (B[a]P) est actuellement classée cancérigène et mutagène pour l’homme. Les NP possèdent des propriétés pysico-chimiques particulières et sont capables de traverser des barrières épithéliales et d’atteindre la circulation maternelle. Les NP ont notamment une tendance d’adsorber à leur surface d’autres molécules, tels que les B[a]P, formant une corona autour de la particule et favorisant leur entrée dans les cellules. Actuellement, le risque sanitaire de la co-exposition des NP avec des HAP au niveau de la barrière placentaire n’as pas été évalué ; leurs effets en mélange pourrait être exacerbés comparative aux expositions individuelles. Ainsi, le projet de stage M2 vise à évaluer les effets de la co-exposition à un mélange NP +/- B[a]P sur des cellules placentaires humaines et de les comparer aux effets des expositions individuelles. Cette étude sera réalisée sur différents modèles placentaires disponibles au laboratoire : lignées cellulaires, culture de cellules primaires et explants villositaires (obtenus à différents stades de la grossesse). Les conséquences de l’exposition à ces polluants au niveau de la viabilité cellulaire, de la capacité de différenciation cellulaire et sur les fonctions placentaires (production d’hormones) seront évaluées. Deuxièmement, sera étudié l’impact de cette co-exposition sur l’expression et la localisation intracellulaire et l’activité du récepteur AhR, qui est un facteur de transcription impliqué dans le métabolisme des xénobiotiques et la différenciation cellulaire.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : - purification et culture des trophoblastes humaines primaires, culture des explants villositaires - fractionnement cellulaire et immunocytochimie - Western Blot, RT-qPCR - cytomètrie en flux, test WST-1

Documents joints

- Site propulsé par Spip 1.9 -
-- Master de reproduction et développement - http://www.reprodev.fr --