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Leptine et interface fœto-maternelle : implication dans les échecs d’implantation

proposé par Esther DOS SANTOS , UFR des Sciences de la Santé Simone Veil Université de Versailles St Quentin en Yvelines

Projet de stage :

La fréquence des hypofertilités ne cesse d’augmenter, conduisant à l’accroissement des demandes d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP). L’implantation embryonnaire reste l’étape limitante majeure en AMP. Pendant la fenêtre implantatoire, un dialogue paracrine complexe s’établit entre la mère et l’embryon. Parmi les signaux présents à l’interface fœto-maternelle figure la leptine. La leptine, petite protéine de 16 kDa produite essentiellement mais non exclusivement par l’adipocyte (adipokine) est un régulateur majeur de la satiété et de la balance énergétique. Sa sécrétion est proportionnelle à l’index de masse corporelle et à la masse adipeuse. La leptine est décrite comme une cytokine ubiquitaire qui exerce de nombreux effets périphériques. Plus particulièrement, la leptine semble jouer un rôle important à la fois dans le développement du placenta et dans la réceptivité endométriale. Les souris KO pour la leptine sont effectivement stériles et leur infertilité est corrigée par l’injection de leptine. Par ailleurs, nous avons très récemment montré au laboratoire que l’expression de la leptine est fortement diminuée dans les endomètres de femmes en échec d’implantation comparée à celle des femmes fertiles. Ces résultats suggèrent que la leptine pourrait être considérée comme un facteur favorable à l’implantation embryonnaire. Cependant, à l’heure actuelle, les mécanismes moléculaires impliqués dans les effets de la leptine à l’interface fœto-maternelle ne sont pas clairement établis. Dans ce contexte, afin de préciser le rôle de la leptine à l’interface fœto-maternelle, nous envisageons de développer, pour la première fois au laboratoire, un modèle de co-culture entre des explants de placenta humain issus du premier trimestre (≤ 10SA) riches en cytotrophoblastes extra-villeux invasifs et des cultures primaires de cellules endométriales. Cette co-culture nous permettra de reconstituer in vitro les étapes précoces de l’implantation dans un système simplifié où les paramètres seront contrôlés. En effet, nous comparerons les capacités invasives des trophoblastes en additionnant ou non dans le milieu de culture de la leptine recombinante et/ou des anticorps dirigés spécifiquement contre la leptine afin de bloquer sélectivement la production endogène de cette cytokine. L’ensemble de ce travail devrait nous permettre de développer un nouveau marqueur prédictif de l’implantation embryonnaire ainsi que de proposer peut-être de nouvelles stratégies cliniques afin d’améliorer les taux d’implantation.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire :

Culture primaire de cellules endométriales humaines, RT-qPCR, immunoblot, immunocyto/histochimie, immunofluorescence.

Documents joints

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