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Les cellules germinales testiculaires : cibles potentielles pour le VIH-1 ?

proposé par Nathalie DEJUCQ-RAINSFORD, GERHM-INSERM U.625 - Université de Rennes I, Campus de Beaulieu, 35042 Rennes cedex France

Projet de stage : Un nombre croissant d’hommes VIH+ est demandeur de procréation médicalement assistée (PMA) afin d’éviter la contamination de la mère et de l’embryon. Il est dans ce contexte particulièrement important de déterminer les interactions existant entre le VIH et les spermatozoïdes et leurs progéniteurs, les cellules germinales testiculaires. Récemment, il a été montré que le VIH s’attache à la surface des spermatozoides et que ces cellules pourraient être impliquées dans la transmission du virus (Ceballos, J Exp Med, 2009). Il n’existe pas à l’heure actuelle de consensus sur la nature des interactions entre les cellules germinales testiculaires et le VIH. Une étude de notre groupe a montré récemment la présence de matériel viral (ARN et protéines) localisé in situ au niveau des cellules testiculaires de macaques, après inoculation in vivo des animaux par voie sanguine (Le Tortorec A et al., PLoS ONE 2008). Afin de mieux définir la nature des interactions « VIH-1 - cellules germinales », nous nous attachons à déterminer la présence des récepteurs et co-récepteurs viraux au niveau des cellules germinales totales isolées de testicules de patients non infectés (Cytométrie en flux, Western blot). Nos premiers résultats montrent la présence de récepteurs pour le VIH à la surface des cellules germinales. La capacité in vitro de ces cellules à être infectées par le virus sera étudiée. La survie des cellules germinales en culture étant très limitée, nous avons développé au sein du groupe un système de co-culture des cellules germinales en présence des tubules séminifères, ce système permettant leur maintien et différenciation. Un tel système est compatible avec l’étude de la réplication du VIH. Il est également exploité pour l’étude de l’entrée virale à l’aide de virus lentiviraux pseudotypés exprimant le gène reporter eGFP après infection.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire : L’étudiant aura en charge de réaliser des préparations de cellules germinales humaines et des co-cultures de cellules germinales-tubules séminifères, de réaliser des infections avec des virus VIH-1 (travail en laboratoire P3) ou des vecteurs lentiviraux pseudotypés exprimant le gène reporter eGFP, de suivre les différentes étapes du cycle viral après infection par : (i) suivi gfp ou marquage immunofluorescent de protéines virales par microscopie à fluorescence, (ii) suivi de l’ARN viral / ADN intégré par PCR.

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