print

> Stages de M2 > Liste des stages proposés pour l’année 2013-2014 > Prédisposition génétique et épigénétique à l’infertilité : épigénétique et (...)

Prédisposition génétique et épigénétique à l’infertilité : épigénétique et azoospermie

proposé par Florence BOITRELLE, UFR des Sciences de la Santé Simone Veil Université de Versailles St Quentin en Yvelines

Projet de stage :

Parmi les causes d’infertilité masculine, l’azoospermie est retrouvée chez 15% des hommes infertiles. L’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat nécessite de rechercher la présence de spermatozoïdes testiculaires et/ou épididymaires qui seront alors susceptibles d’être injectés en ICSI. Si certaines étiologies d’azoospermie sont bien étiquetées, d’autres demeurent idiopathiques au terme d’un bilan complet (clinique, dosages hormonaux, caryotype, biochimie séminale…). Notre équipe s’intéressant à l’épigénétique, nous essayons d’identifier les mécanismes épigénétiques impliqués dans l’azoospermie pour proposer une prise en charge adaptée pour chacun des couples, mais aussi d’essayer de comprendre les mécanismes ayant conduit à cette infertilité. L’azoospermie peut être obstructive (OA), lorsqu’il existe un obstacle sur les voies séminales excrétrices, et non obstructive périphérique (NOA) s’il n’y a pas d’obstacle et que la spermatogenèse est altérée. Si certaines étiologies de NOA sont bien étiquetées, d’autres demeurent idiopathiques au terme d’un bilan complet (clinique, dosages hormonaux, caryotype, biochimie séminale…). Un précédent travail de thèse nous a permis d’émettre l’hypothèse qu’un mécanisme épigénétique pouvait être impliqué dans les azoospermies. Le profil de méthylation globale de l’ADN des cellules de la pulpe testiculaire (puce Illumina Infinium® Human Methylation27 BeadChip DNA methylation) a en effet été étudié chez 96 patients azoospermes (OA servant de patients témoins et NOA de cas) : 1) en fonction de l’atteinte histologique testiculaire ; 2) en fonction du résultat positif ou négatif de l’extraction de spermatozoïdes testiculaires. D’importantes différences du taux de méthylation ont été retrouvées en fonction des 2 critères précédemment cités (212 loci isolés). L’objectif est de poursuivre ce travail avec notamment une étude des gènes pour lesquels le taux de méthylation est très différent entre cas et témoins et/ou en fonction du résultat de l’extraction testiculaire en effectuant i) une analyse de l’expression des ARNm et ii) une analyse en immunohistochimie sur coupe de biopsie testiculaire dans différentes étiologies.

Techniques mises en œuvre par le stagiaire :

  Gestion d’une base de données informatique
  Extraction d’ADN
  Puce Illumina Infinium® Human Methylation27 BeadChip DNA methylation
  Immunohistochimie sur coupe de biopsie testiculaire

Documents joints

- Site propulsé par Spip 1.9 -
-- Master de reproduction et développement - http://www.reprodev.fr --